Cold cases: le père d'Estelle Mouzin disparue en 2003 réclame un pôle de juges spécialisés

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  • Michel Fourniret
    Tueur en série français
Eric Mouzin à Guermantes en 2018 - Thomas Samson © 2019 AFP
Eric Mouzin à Guermantes en 2018 - Thomas Samson © 2019 AFP

L'émotion est toujours extrêmement présente à Guermantes. A l'issue de la marche annuelle silencieuse en hommage à Estalle Mouzin, disparue il y a maintenant 19 ans, son père, Eric Mouzin, a martelé son souhait de voir la création d'un pôle de juge spécialisés dans les "cold cases" ("affaires gelées").

"Un nouveau juge est amené à intervenir sur un dossier qu'il ne connaît pas, nous trouvons cette situation inquiétante", a déclaré Eric Mouzin devant une quarantaine de personnes rassemblées dans la salle communale de la petite commune paisible de Seine-et-Marne.

Depuis fin décembre, la juge Sabine Khéris, qui avait obtenu des avancées significatives dans le dossier Estelle Mouzin, a quitté son poste au tribunal judiciaire de Paris.

Courrier au Garde des Sceaux

Samedi après-midi, une cinquantaine de personnes ont bravé la pluie hivernale pour une petite marche silencieuse en hommage à Estelle Mouzin, disparue à l'âge de neuf ans, le soir du 9 janvier 2003, alors qu'elle rentrait de l'école.

"Il m'a semblé qu'on était à un tournant possible de ce dossier", a ajouté Eric Mouzin, évoquant le récent envoi d'un courrier au Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti.

Dans ce courrier, que l'AFP a pu consulter, il redoute "un nouveau gâchis" et réitère son souhait de voir la création d'un pôle de juges spécialisés dans les "cold cases", soit les crimes non élucidés.

"La création de ce pôle aurait dû être anticipée depuis très longtemps. Aujourd'hui ce pôle n'existe pas même si la loi prévoit sa création", a-t-il défendu pendant la conférence de presse.

Pendant de longues années, l'enquête est allée d'impasses en culs-de-sac, malgré la détermination du père à retrouver la trace de sa fille.

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"Se donner les moyens"

Succédant dans cette affaire à sept autres magistrats, la juge Kheris avait réussi en mars 2020 à faire reconnaître au tueur en série Michel Fourniret son rôle dans la mort de l'enfant. Condamné à la perpétuité incompressible pour les meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, Michel Fourniret est mort à 79 ans à Paris le 10 mai 2021.

"Nous savons que Madame Khéris souhaite rejoindre ce pôle", a déclaré Didier Seban, l'un des avocats de la famille. "Pour nous ce serait la meilleure situation". "On n'est pas dans un dossier normal, il faut se donner les moyens et assurer la continuité du travail déjà effectué", a soutenu Me Seban.

Cette marche était la première depuis la mort de Michel Fourniret survenue il y a près de huit mois.

Article original publié sur BFMTV.com

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