« Cold cases » : « On doit créer une mémoire criminelle au sein des parquets », estime Jacques Dallest

Propos recueillis par Thibaut Chevillard
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INTERVIEW - Procureur général près la cour d’appel de Grenoble, Jacques Dallest dirige un groupe de travail chargé de réfléchir à l’amélioration du traitement judiciaire des affaires non élucidées

Ce sont des affaires qui obsèdent le haut magistrat depuis des années. Des crimes commis il y a parfois très longtemps, dont les auteurs n’ont jamais été identifiés et traduits en justice. Procureur général près la cour d’appel de Grenoble, Jacques Dallest dirige depuis près d’un an un groupe de travail chargé de réfléchir au traitement des « cold case ».

Les magistrats, policiers, gendarmes et avocats qui le composent ont formulé plusieurs propositions pour éviter que ces affaires souvent complexes ne tombent dans l’oubli. Un rapport sera remis d’ici la fin du mois au garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti. Jacques Dallest dévoile à 20 Minutes les principales mesures qu’il contient.

Dans quel cadre ce groupe de travail, dont vous êtes à l’origine, a-t-il été lancé ?

Les cold case sont un sujet qui m’intéresse depuis longtemps. J’ai été juge d’instruction, procureur de la République, et j’ai connu des dizaines d’affaires, des meurtres, que nous n’avons pas pu élucider. En 2018, j’ai proposé à la Chancellerie de réfléchir à l’amélioration du traiteme(...) Lire la suite sur 20minutes

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