Cold case résolu 36 ans après: "de la joie malgré tout" pour les proches de Marie-Thérèse Bonfanti

Un badge de la police sur une veste (illustration) - Geoffroy Van der Hasselt / AFP
Un badge de la police sur une veste (illustration) - Geoffroy Van der Hasselt / AFP

"Je n'y croyais plus." L'époux de Marie-Thérèse Bonfanti aura dû attendre 36 ans avant d'obtenir des réponses quant à la disparition de sa femme, en 1986. Cette semaine, un homme est passé aux aveux et a été mis en examen pour le meurtre de l'Iséroise, mettant un point final à une enquête qui aurait pu ne jamais aboutir.

Un soulagement que Thierry Bonfanti, dont la femme avait disparu près de la gare de Pontcharra, dans l'Isère, alors qu'elle distribuait des journaux gratuits, décrit par une métaphore, interviewé par RTL: "J'ai été en prison pendant 6 ans, je sors de prison, maintenant à lui d'y entrer", désignant le meurtrier de son épouse.

"C'est de la joie malgré tout. Personnellement, je n'y croyais plus. Toute la famille n'a jamais lâché. Ça, c'est important", poursuit-il au micro de nos confrères.

La famille a toujours eu le suspect dans le viseur

L'enquête avait rapidement été refermée, moins d'un an et demi après la disparition de la jeune femme. Mais la famille de Marie-Thérèse Bonfanti a toujours suspecté l'homme qui vient d'être mis en examen, relâché après un passage en garde à vue à l'époque. "C'est quelqu'un apparemment de très complexe, qui a réussi à déjouer tous les plans jusqu'à aujourd'hui. C'est quelqu'un qui a du caractère", décrit Thierry Bonfanti ce jeudi.

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Erica, la fille de la victime, avait à peine plus de quatre ans lorsque le drame s'est produit. "C'est un monde qui s'écroule", raconte-t-elle, revenant sur les jours suivant la disparition.

"La grosse nouvelle, c'est qu'il a enfin avoué. C'est son calvaire à lui. Qu'il vive avec ça jusqu'au bout, c'est son problème. Pourquoi a-t-il fait ça au bout de 36 ans, est-ce qu'il a voulu se soulager de quoi que ce soit? Peut-être", lance-t-elle sur RTL.

Prochain espoir pour la famille: que le corps de la défunte soit retrouvé. "J'aimerais qu'elle revienne, qu'elle soit avec nous. C'est mieux que de la savoir quelque part, dans la nature. C'est les animaux qu'on laisse comme ça", déclare sa fille, des larmes dans la voix, auprès de nos confrères.

Article original publié sur BFMTV.com

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