La colère d’Alger contre Madrid flambe et ne s’éteindra pas

PHOTO Ramzi Boudina / REUTERS.

“Se tromper est humain, persister dans son erreur est diabolique”, professait, il y a plus de mille ans, saint Augustin [354-430, père de l’Église et évêque de l’antique Hippone, devenue Annaba], l’enfant de Tagaste [ancienne ville numide], l’actuelle Souk Ahras, une wilaya [région administrative] située dans l’est de l’Algérie.

La pomme de discorde sahraouie

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, lui, fait pire en ajoutant une dose d’ostentation à son diabolisme. Interpellé par des parlementaires de son pays au sujet des relations avec l’Algérie et sur le revirement de la position espagnole dans le dossier sahraoui [le 18 mars, Madrid a radicalement changé sa position sur ce dossier en soutenant le projet d’autonomie marocain], Pedro Sánchez s’est glorifié d’avoir vendu le Sahara occidental [territoire situé au sud du Maroc et revendiqué par Rabat et par la République arabe sahraouie démocratique (RASD) proclamée par le Front Polisario en 1976. Ce dernier, soutenu par l’Algérie, revendique l’indépendance totale du Sahara occidental. Cette ancienne colonie espagnole est considérée comme un “territoire non autonome” par l’ONU] à l’occupant marocain [selon la terminologie algérienne. Le Maroc considère le Sahara occidental comme faisant partie de ses provinces du Sud et propose un plan d’autonomie dans le cadre de sa souveraineté.].

Et c’est la goutte qui a fait déborder le vase. L’Espagne de Pedro Sánchez n’est plus un partenaire crédible pour l’Algérie, qui vient de prendre une série de fermes décisions à la mesure de la dérive espagnole. “L’Algérie a décidé de procéder à la suspension ‘immédiate’ du traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération qu’elle a conclu le 8 octobre 2002 avec le Royaume d’Espagne, a indiqué, hier [le 8 juin], une déclaration de la présidence de la République.”

Les autorités espagnoles se sont engagées dans une campagne tendant à “justifier la position qu’elles ont adoptée sur le Sahara occidental en violation de leurs obligations juridique, morale et politique de puissance administrante du territoire, qui pèsent sur le Royaume d’Espagne jusqu’à ce que la décolonisation du Sahara occidental soit déclarée accomplie par les Nations unies”, a précisé la même source.

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