En colère contre le gouvernement, les chasseurs "n'ont pas l'intention de se laisser faire"

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Alors que la ministre de la Transition écologique durcit le ton avec les chasseurs et que le secrétaire d'Etat à la Ruralité a par le passé affiché son soutien au "référendum sur les animaux" demandant la fin de la chasse à courre, le Premier ministre, Jean Castex*, tentera vendredi d'apaiser les défenseurs de la chasse traditionnelle.

Opération déminage vendredi pour Jean Castex*. Le Premier ministre s'entretiendra avec des représentants de la chasse traditionnelle à Matignon. Possible suspension de la chasse à la glu, projet de référendum d'initiative partagée (RIP) : ils espèrent que le chef du gouvernement, qui a déjà signifié son intérêt pour le bien-être animal dans le JDD, reconnaîtra le bien-fondé des chasses traditionnelles, régulièrement dénoncées par les militants de la cause animale. Si Emmanuel Macron s'est déjà positionné en faveur des chasseurs, la nomination de l'ex-EELV Barbara Pompili comme ministre de la Transition écologique et le soutien du secrétaire d'Etat à la Ruralité, Joël Giraud, au "référendum pour les animaux" alors qu'il était député les inquiètent.

La chasse à la glu dans le viseur

Moins de quinze jours après son entrée en fonction, Barbara Pompili recevait le 17 juillet le président de la Fédération nationale de chasseurs (FNC). Une réunion qui n'avait alors pas fait grincer des dents qu'aux écologistes. A l'occasion de cet entretien, la numéro 3 du gouvernement a en effet indiqué qu'elle souhaitait réduire le quota d'oiseaux capturés à la glu à zéro dans l'attente d'une décision de la Commission européenne. Pratique controversée, la chasse à la glu consiste à piéger des oiseaux avec de la colle pour s'en servir d'appâts par la suite. Illégale au regard du droit européen depuis une directive de 2009, elle bénéficie cependant d'une dérogation dans l'Hexagone, où elle est enco...

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