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Colère des agriculteurs : au moins 70 manifestants placés en garde à vue après leur entrée dans le marché de Rungis

Bloquer le marché international de Rungis, plus grand marché de produits agricoles du monde et principal pourvoyeur de la région Île-de-France, serait un coup marquant dans le mouvement agricole actuel. Ce mercredi 31 janvier, au lendemain des annonces de Gabriel Attal qui semblent peu efficaces, de nombreux convois d’agriculteurs ont alors pris la route pour tenter de rallier ce point, se retrouvant souvent face aux forces de l’ordre.

Durant l'après-midi, 79 manifestants ont été placés en gare à vue après leur entrée sur une zone de stockage du marché de Rungis où ils ont commis des dégradations, selon les informations de BFMTV de sources policières.

Une des lignes rouges franchies

Plus tôt, 18 autres agriculteurs avaient été interpellés pour avoir tenté de bloquer Rungis et 15 d’entre eux placés en garde à vue pour « entrave à la circulation ». L’une des « lignes rouges » du gouvernement a été franchie, selon la préfecture de police de Paris. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a annoncé, sur les réseaux sociaux, l’envoi de renforts « notamment de véhicules blindés [...] pour empêcher de façon ferme l’accès à Rungis », du côté de l'Essonne et du Loiret.

Le ministre de l’Intérieur avait indiqué, ce mercredi, au micro de France 2 que des consignes « claires » avaient été données, à savoir « ne pas rentrer dans Paris, ne pas bloquer Rungis et ne pas bloquer les aéroports ». Un convoi d'agriculture parti du Sud-Ouest s'est heurté à cette fermeté en étant bloqué par...


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