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Colère des agriculteurs en France: «La vente directe et locale nous préserve de la concurrence déloyale»

Les syndicats agricoles appellent à bloquer Paris ce lundi 29 janvier. Les revendications varient en fonction des manifestants. Elles portent, entre autres, sur la concurrence internationale et les faibles revenus de certains agriculteurs. Les lois Egalim, censées contraindre la grande distribution et les industriels à payer des prix justes aux agriculteurs, ne sont pas toujours respectées. Le gouvernement a d'ailleurs annoncé des sanctions contre trois entreprises. Pour contourner ces écueils, certains agriculteurs se dirigent vers un autre modèle : celui des circuits courts et de la vente directe.

Nous sommes dans les Yvelines, en région parisienne. Alban Augé est apiculteur. Il donne des instructions à une quinzaine de volontaires venus l'aider à déposer des copeaux de bois au pied d'une haie. Ces bénévoles sont membres de son AMAP, pour Association pour le maintien d'une agriculture paysanne, un modèle de partenariat entre producteurs et consommateurs.

Le lien avec les clients, c'est l'une des raisons pour lesquelles La Clairière paysanne vend en circuit court. « La deuxième volonté aussi, c'est juste de maîtriser notre revenu. C'est nous qui décidons du prix de vente de nos produits et pas quelqu'un d'autre. Je ne comprends pas qu'on puisse produire et vendre à un prix qu'on n'a pas décidé, parce que quand on va en dessous du prix de revient, ça veut dire qu'on travaille 55 heures, voire plus par semaine et qu'on perd de l'argent. »

Les clients bénévoles du jour sont adeptes du « manger local ».

Des députés ont, eux, préconisé, dans un rapport, l'instauration d'un prix plancher pour les produits agricoles.


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