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Colère des agriculteurs : une contestation par procuration pour les Français ?

La mobilisation des agriculteurs depuis le 16 janvier est absolument inédite pour au moins trois raisons. Elle l’est tout d’abord par son ampleur. On y retrouve certes des modes d’expression des agriculteurs assez traditionnels : blocages des axes routiers, lisier devant les préfectures, quelques dérapages. Mais cette fois, cela se produit à une échelle sans commune mesure avec ce que l’on a pu observer ces dernières années, voire décennies.

Les différents syndicats (FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Coordination rurale, Confédération paysanne) ont participé aux mobilisations, mais c’est aussi le cas d’agriculteurs non syndiqués. Toutes les filières (grandes cultures céréalières, élevage, viticulture, maraîchage…), tous les modes de production (conventionnel, bio…) et toutes les régions sont représentés dans le mouvement. Arnaud Rousseau expliquait ainsi dans la conférence de presse FNSEA-JA du 1er février que près de 40 000 agriculteurs avaient participé aux mobilisations depuis le mois d’octobre et surtout depuis le 16 janvier. Cela représente donc près de 10 % des agriculteurs en France. Du côté des acteurs, comme des observateurs, tout le monde s’accorde sur le fait que l’on n’a jamais vu ça. Arnaud Rousseau a d’ailleurs parlé durant cette conférence de presse d’une « mobilisation historique ».

Jamais les agriculteurs n’ont sans doute eu le sentiment d’être autant soutenus par les Français

En conséquence, jamais on n’a autant parlé d’agriculture et de la situation des a...


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