Dans "Le Coeur à l'échafaud", Emmanuel Flesh face à la notion de souveraineté nationale

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Le procès. Trois jours. Le prétoire. Solennel, intimidant. La France, la Justice dans toute sa raide splendeur. Un accusé, Walid Z, 26 ans, 24, au moment des faits qui lui sont reprochés. Le profil de Walid perturbe les codes en vigueur mais surtout les préjugés de tout bord. Né de parents immigrés, élevé dans une cité en province, Walid Z est le parfait exemple du gamin qui a su briser le déterminisme social et économique. Il a franchi la barre de HLM pour atterrir dans les beaux quartiers parisiens. On appelle ça une intégration réussie. Il risque jusqu'à quinze ans de réclusion pour viol. Et si on lui trouve des circonstances aggravantes, ce sera la peine de mort. Walid a reconnu le rapport sexuel mais affirme qu'il était consenti. Mais que vaut sa parole de Maghrébin face à une bourgeoise parisienne.

La vérité n'a plus d'importance, seul compte le nouveau régime

La plaignante. Claire, femme de Jean-Louis, professeur à la Sorbonne. Sa propre fille parle d'elle comme "d'une manipulatrice et d'une menteuse." Elle est mariée à ce professeur "qui avait osé avant tout le monde remettre sur l'ouvrage, sans tabou, la notion de souveraineté nationale." Une chose à ne pas faire dans cette nouvelle France. Cela lui avait valu un beau placard dont il est péniblement sorti. Ce qui n'est pas nouveau en revanche, ce sont les histoires d'amour. Banales, classiques. Comme celle de l'élève, Claire, et du professeur, Jean-Louis. Un pas de deux qui tourne au tragique tango. Vingt ans d'écar...


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