La coalition contre Daech veut s'impliquer en Afrique de l'Ouest

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La lutte contre Daech continue et passe désormais par l’Afrique, selon la coalition internationale contre le groupe État islamique, qui s’est réunie cette semaine en visioconférence, à l’initiative des États-Unis et du Nigeria.

Si en Irak et en Syrie, où la coalition a beaucoup oeuvré militairement, le groupe ne contrôle plus de territoires, son pouvoir de nuisance ne fait que s’accroître sur le continent africain. Dans la région des trois frontières, du Lac Tchad, dans le nord du Mozambique, plusieurs organisations terroristes se revendiquent du groupe État islamique. Cette coalition, regroupant désormais 83 pays et organisations autour des États-Unis (dont la France), compte donc étendre ses opérations sur le continent, à commencer par l'Afrique de l'Ouest.

Formée en août 2014 pour contrer Daech en Syrie et en Irak, la coalition y a mené pendant 4 ans et demi près de 35 000 frappes aériennes, jouant un rôle militaire primordial dans la destruction du califat autoproclamé.

Aujourd’hui, l’ennemi s’est adapté et fait du continent africain son terrain prioritaire, la coalition doit donc y poursuivre son combat, estime la diplomatie américaine. Parmi les alliés traditionnels de Washington en Afrique, le Niger et le Nigeria ont participé à cette réunion, de même que le Cameroun, le Tchad et la Guinée, alors que la Mauritanie a officiellement rejoint la coalition cette semaine.

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Les premiers axes de soutien discutés portent sur le renforcement de la surveillance des frontières, du renseignement civil, de l’aide à la collecte de données pour soutenir les procédures judiciaires et lutter contre les réseaux de financement des groupes liés à Daech.

L’envoyé spécial américain Nathan Sales a insisté sur la nécessité pour les pays soutenus de respecter l’État de droit, et assuré que cette coalition pouvait être un partenaire sécuritaire de choix, et de long terme, complémentaire des initiatives déjà existantes, comme l’opération Barkhane.

Le diplomate américain qui a à cette occasion annoncé une rallonge de 30 millions de dollars supplémentaires en 2021 pour « renforcer les capacités du secteur civil des partenaires en première ligne dans la lutte contre le terrorisme ».

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