Le Club Med exporte le ski français en Chine

A l’approche des JO de Pékin en 2022, le président Xi Jinping veut mettre 300 millions de Chinois sur les pistes. Un marché colossal.

Le « planter de bâton » rendu célèbre par Michel Blanc pourrait bientôt se traduire en mandarin. Présent depuis dix ans en Chine avec son resort de Yabuli, suivi de celui de Beidahu en 2016, le Club Med (contrôlé par le groupe chinois Fosun) multiplie les initiatives pour profiter de l’engouement pour les sports d’hiver. En s’appuyant sur l’objectif ambitieux fixé par les autorités locales.

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« Nous avons en Europe la plus grande école de ski du monde, détaille Henri Giscard d’Estaing. Depuis 1957 et l’ouverture de notre premier village de montagne à Leysin, nous avons formé des millions de personnes, adultes et enfants, avec l’Ecole du ski français, notre partenaire historique. Le modèle d’apprentissage national bénéficie donc d’une forte légitimité pour s’implanter sur ce qui deviendra le premier marché planétaire d’ici dix à quinze ans. » Entre 2016 et 2018, le Club Med a déjà conquis 23 400 clients chinois dans ses installations sur place, au Japon ou en Europe. Et à Valmorel ou Samoëns-Grand Massif, une vingtaine de GO chinois vont être intégrés aux équipes pour accueillir les GM chinois, de plus en plus nombreux.

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En Chine, trois nouvelles ouvertures locales sont dans les cartons, dont l’une, Thaiwoo, s’installera sur le site même des Jeux, tandis que le resort de Changbaishan se développera dans ce qui s’affirme déjà comme la première destination de montagne du pays. Mais construire ne suffit pas. Face à la complexité technique des sports de glisse, le Club Med a eu l’idée de créer une China Ski Academy, avec l’Ecole du ski français (ESF). « Le système d’enseignement est crucial,(...)


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