Les clous des spectacles

Libération.fr

Le directeur technique du Festival, Philippe Varoutsikos, valse entre les lieux patrimoniaux réhabilités et les désirs scénographiques les plus divers des artistes. Rencontre.

Vu sa connaissance de la ville, on attendait un café avec fontaine d’eau riante dans un écrin verduré, quoi que ce soit en retrait du four à pain qu’est l’hyper centre du festival en plein été. Philippe Varoutsikos nous donne rendez-vous cour Saint-Joseph, dans un rade impersonnel équivalent à ceux de la rue de Rivoli à Paris, avec écran plat branché sur NRJ12 ou assimilé. Pourquoi sommes-nous punis ? «C’est un peu mon QG car c’est le lieu le plus central à partir duquel partir faire la tournée.» La «tournée» du directeur technique d’Avignon in, «l’homme le plus occupé du Festival d’Avignon» selon ses collègues, commence vers 7 heures et consiste à se rendre sur les sites en cours de montage ou démontage de décor.

Défis classiques. Jeudi matin aux aurores, le défi c’était «Saint-Jo». Traduction : la cour du lycée Saint-Joseph, où fut démontée la pièce de Rocio Molina, pour laquelle il a fallu installer 11 tonnes de marbre concassé, et qui laisse maintenant place au montage du flamand Ivo Van Hove. «Van Hove, c’est du lourd en termes de technique. Comme c’est souvent le cas des artistes flamands, ou allemands.» Du lourd, donc, mais que des défis classiques cette année. Aucune demande atypique comme la colonne «crustacés» que les équipes du Festival découvrirent sur la fiche technique d’Angélica Liddell il y a quelques années, et pour laquelle «on avait travaillé avec un poissonnier marseillais qui nous approvisionnait tous les trois jours en gros poulpes et poissons puisque les interprètes se les mettaient sur la tête». Par contre, il peut nous donner une tendance que l’on n’avait pas encore notée : «C’est un festival noir et blanc. Beaucoup de plateaux immaculés, et trois pièces qui utilisent différentes sortes de confettis noirs : chez Thomas Jolly, Gurshad Shaheman et Ivo van Hove. C’est (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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