Les climatosceptiques sont plus relayés dans les médias, selon une étude

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Les organisations qui prennent position contre les actions de lutte contre le réchauffement climatique obtiennent plus de couvertures médiatiques que leurs pairs qui militent en faveur de ces actions. Cette conclusion, des chercheurs de l’université Brown aux États-Unis la tirent de l’analyse de 30 ans (1985-2013) d’archives de presse. Ainsi 14 % des communiqués s’opposant à l’action climatique ou niant la science derrière le changement climatique ont fait l’objet d’un sujet dans un média important et seulement 7 % des communiqués véhiculant un message proclimat.

Les communiqués climatosceptiques sont deux fois plus relayés

Seulement 10 % des communiqués analysés contenaient des messages climatosceptiques. Mais leur chance d’aboutir à une couverture médiatique est deux fois plus élevée que pour les communiqués proclimat, pourtant bien plus nombreux. Et les organisations à fondement scientifique — IBM, l’Académie nationale des arts et des sciences ou le Lawrence Livermore National Laboratory, par exemple — sont finalement celles qui voient le moins de leurs communiqués publiés — moins de 3 %.

« Les journalistes ont l’impression de devoir donner la parole aussi aux climatosceptiques. Parfois, ils donnent tellement de poids à ces voix opposées qu’ils poussent leurs lecteurs à croire que cette position est plus qu’une position marginale. Les médias donnent une image déformée de la réalité et cela peut affaiblir la volonté politique d’agir sur le réchauffement climatique », précise Rachel Wetts, l’autrice de l’étude, dans le communiqué.

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