Climat - Ségolène Royal : "L'Afrique doit inventer le monde de demain"

Climat - Ségolène Royal : "L'Afrique doit inventer le monde de demain"
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À la COP22, à Marrakech le 7 novembre 2016, Ségolène Royal, ministre française de l'Environnement et ex-présidente de la COP21, est aux côtés de Salaheddine Mezouar, président de la 22e Conférence sur le climat (COP22)

ENTRETIEN. À Marrakech, lors de la 22e Conférence sur le climat, la ministre française de l'Environnement s'est confiée au Point Afrique.

À plus d'un titre, l'Afrique tient à cœur à Ségolène Royal devenue présidente de la COP21 après le départ de Laurent Fabius vers la présidence du Conseil constitutionnel. En charge de l'Environnement dans le gouvernement français dirigé par Manuel Valls, elle connaît de manière fine tous les défis que, ensemble, les pays du Nord et du Sud, notamment l'Afrique, doivent relever.

Le Point Afrique : Vous avez réaffirmé, lors de vos nombreuses interventions, votre engagement à l'endroit de l'Afrique. Comment la France a-t-elle vécu cette COP après la ratification de l'Accord de Paris ?

Ségolène Royal : Le continent africain, « vulnérable aux aléas climatiques », se caractérise pourtant par sa « faible participation » aux émissions de gaz à effet de serre. Si tous les pays européens ont voté la ratification de l'Accord de Paris, il reste beaucoup de combats à mener, même si la France a donné l'exemple. L'Afrique doit inventer le monde de demain pour ne pas reproduire les mêmes erreurs du passé et permettre à ses habitants d'accéder à l'électricité. Aujourd'hui, 700 millions d'Africains en sont encore privés. Nous avons avancé sur plusieurs chantiers durant cette édition, nous pouvons être fiers du chemin parcouru. L'Afrique doit œuvrer pour plus de justice climatique. Certains pays riches vivent comme s'il y avait trois planètes. Sur les 50 pays meurtris par le réchauffement climatique, 36 se situent en Afrique subsaharienne où le réchauffement climatique produit des désastres considérables : désertification, déforestation, déplacements massifs de population... Quand on observe qu'en 2050 la population du continent africain va doubler pour atteindre plus de 2 (...) Lire la suite sur LePoint.fr

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