Climat : ce qu’il faut attendre du sommet organisé par Joe Biden

Par Christian de Perthuis
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Dès son arrivée à la Maison-Blanche, Joe Biden a ramené les États-Unis dans l'accord de Paris sur le climat.  
Dès son arrivée à la Maison-Blanche, Joe Biden a ramené les États-Unis dans l'accord de Paris sur le climat.

Dans la salve des premiers décrets présidentiels de Joe Biden a figuré celui ramenant les États-Unis dans l'accord de Paris. Avec John Kerry à la tête de la diplomatie climatique, les États-Unis disposent d'une équipe aguerrie. Son premier test grandeur nature arrive avec le Leaders Summit on Climate, convoqué par la Maison-Blanche les 22 et 23 avril, à huit mois de la COP de Glasgow.

Vis-à-vis de ses pairs, Biden joue sa crédibilité, altérée par les multiples volte-face des États-Unis dans la négociation climatique : adoption du protocole de Kyoto sous Clinton (1997), abandonné par l'administration Bush (2001) ; engagements d'Obama à Copenhague (2009), rejetés l'année suivante par le Congrès ; ratification de l'accord de Paris en 2016, dénoncée par Donald Trump dès son arrivée à la Maison-Blanche.

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Fixer des objectifs

On peut compter sur le ticket Biden-Kerry pour réaffirmer l'ambition de neutralité climatique à l'horizon 2050. C'est désormais une formule obligée en matière de diplomatie climatique. La question cruciale concerne l'objectif intermédiaire de 2030 permettant d'y arriver.

La contribution déposée en 2015 par les États-Unis d'Obama dans le cadre de l'accord de Paris portait sur une baisse de 26-28 % des émissions entre 2005 et 2025. Si l'administration Biden se contentait de cet objectif, ce serait un manque total d'ambition. Elle a déjà donné le ton en annonçant à l'a [...] Lire la suite