Climat : l’Allemagne va à son tour sortir du traité sur la Charte de l’Énergie

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Après la France , les Pays-Bas, la Pologne ou encore l’Espagne, c’est au tour de l’Allemagne de se retirer du traité sur la Charte de l’Énergie. Vendredi 11 novembre, dans un communiqué, la secrétaire d'État au ministère de l'Économie et de la Protection du climat, Franziska Brantner a annoncé cette décision. « Nous orientons de manière conséquente notre politique commerciale sur la protection du climat et en conséquence, nous nous retirons du Traité sur la Charte de l’Énergie », explique-t-elle. Le gouvernement allemand a voulu se servir de la Cop 27 actuellement en Egypte pour prouver ses engagements en termes de climat. « C’est un signe important envoyé à la conférence des Nations unies sur le climat », ajoute Franziska Brantner.

Un traité controversé

Les groupes parlementaires des partis membres de la coalition au pouvoir, les sociaux-démocrates, les Verts et les Libéraux, ont donné vendredi leur feu vert à cette sortie, proposée par le gouvernement. L’Allemagne, dans le même temps, a accepté la ratification de l'accord commercial CETA avec le Canada, comme le relève l'AFP. Ce qui lui permet de réduire considérablement les barrières tarifaires et non-tarifaires de ses échanges commerciaux avec le Canada.

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Ce traité sur la Charte de l’Énergie est au cœur de plusieurs débats. Adopté en 1994, il devait permettre de sécuriser les investissements étrangers dans l'énergie après la chute de l’URS...


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