Climat : l’épineuse question de la responsabilité historique des pays industrialisés

Le serpent de mer des « pertes et dommages » Dès 1991, lors des premières négociations pour la Convention climat des Nations unies, l'Alliance des petits États insulaires (AOSIS), tous vulnérables à la montée des eaux, proposait déjà un « mécanisme international de compensation financière pour les pertes et dommages associés aux effets négatifs du changement climatique ». De fait, un mécanisme international pour pertes et préjudices sera créé en 2013 à la COP19 de Varsovie. Mais, deux ans plus tard, l'Accord de Paris précisait qu'il s'agissait d'un outil de coopération et non de réparation, et qu'il « ne peut donner lieu ni servir de fondement à aucune responsabilité ni indemnisation ».