Climat : les enjeux de la COP25 à Madrid

C'est le moment d'agir. Quatre ans après la COP21 à Paris, qui avait fixé comme objectif de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C, les résultats sont tellement loin du compte que le mantra de la COP25 à Madrid "#TimeFor­Action" paraît presque mou. Les États, singulièrement ceux qui sont en retard par rapport à leurs engagements, prétextent que le rendez-vous d'étape est l'année prochaine à Glasgow et non cette année. Et les 68 pays qui ont promis de revoir à la hausse leurs engagements d'ici là ne représentent que 8% des émissions mondiales.

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L'attitude de l'Union européenne sera scrutée

Les plus gros pollueurs de la planète se renvoient donc la balle. La Chine dénonce cyniquement cette semaine "le manque de volonté des pays développés", allusion au retrait des États-Unis de l'accord de Paris. L'ONU a donc relancé sa mise en garde. Pour respecter la promesse de la COP21, il faudrait que les émissions de gaz carbonique soient réduites de 7,6% par an et jusqu'en 2030. "La diplomatie climatique est dégradée aujourd'hui, juge Clément Sénéchal de Greenpeace. La France doit prendre le leadership." Mais compte tenu du mouvement social massif du 5 décembre, ­Emmanuel Macron a préféré ­envoyer à ­Madrid le ­Premier ministre, Édouard ­Philippe, et la ministre de ­l'Écologie, Élisabeth Borne.

Les ONG observeront avec attention l'attitude de l'Union européenne. La nouvelle présidente de ...


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