Climat dans la Constitution : avant l'écueil du Sénat, l'Assemblée donne un large aval

franceinfo avec AFP
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Par un large vote, l'Assemblée nationale a approuvé, mardi 16 mars, l'inscription du climat dans la Constitution, avant que le Sénat à majorité de droite ne s'empare en mai de ce sujet sur lequel Emmanuel Macron souhaite un référendum. Les députés ont approuvé en première lecture ce projet de révision constitutionnelle par 391 voix pour (celles de la majorité et d'une partie de la gauche), 47 contre et 115 abstentions. Une poignée de LREM et MoDem n'ont pas voté ce texte, mettant en concurrence l'environnement et la liberté d'entreprendre notamment.

Les oppositions le perçoivent tantôt comme "symbolique", tantôt comme un "coup de com'" du chef de l'Etat, "camouflant des renoncements" écologiques. "Nous allons vers le référendum promis par le président de la République", s'est félicité pour sa part le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, après le scrutin, alors que des parlementaires doutent de son organisation.

Un désaccord avec la droite sur le terme "garantir"

Suivant les préconisations de la Convention citoyenne sur le climat, il s'agit de graver, à l'article 1er de la Loi fondamentale, que la France "garantit la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique". La ministre de la Transition écologique a salué sur Twitter "une avancée majeure". Barbara Pompili porte en parallèle le vaste projet de loi "climat et résilience" et sa batterie de mesures sur le logement ou la publicité, lui aussi issu de la Convention (...)

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