Climat: comprendre les pertes et dommages, grande attente du Sud à la COP27 (1/2)

AP - Zahid Hussain

Cheval de bataille historique des pays les plus vulnérables au changement climatique, la question des compensations financières pour les dégâts causés pourrait s’imposer pour la première fois à l’agenda officiel de la COP27, qui se tient à Charm el-Cheikh (Égypte) du 6 au 18 novembre. De quoi s’agit-il ?

  • Pertes et dommages : compenser l’irréversible

Dans le jargon onusien, les pertes et dommages (ou pertes et préjudices) désignent une réalité tragique pour ceux qui les vivent : ce sont les dégâts causés par le changement climatique et ceux qui surviendront inéluctablement – même en cas de maintien du réchauffement à 1,5°C, objectif phare de l'Accord de Paris –, et que les populations (d’un pays, d’un village) ne sont pas en mesure d’affronter ni de surmonter après coup.

Les pertes et dommages sont donc étroitement liées aux réparations (humaines, morales, matérielles, financières...) qui en découlent.

Si les effets du changement climatique affectent l'ensemble de la planète et n'épargnent pas les pays riches (inondations en Allemagne, feux en Europe et aux Etats-Unis...), les pays pauvres ou en voie de développement sont d'autant plus affectés qu'ils sont 1. plus exposés au changement, 2. moins bien préparés, 3. dépourvus des capacités financières pour se relever seuls. Ils sont de surcroit beaucoup moins contributeurs, historiquement et actuellement, du réchauffement qui les menace : 80% des émissions sont proviennent des vingt pays les plus développés.

Une demande de reconnaissance vieille de trente ans


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