Climat : que se cache-t-il derrière l'objectif de neutralité carbone en 2050, censé nous sauver de la catastrophe ?

Marie-Adélaïde Scigacz
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La France est "en retard" dans ses objectifs climatiques et dans l'atteinte de la neutralité carbone d'ici 2050, a constaté le Haut Conseil pour le climat en examinant le texte du projet de loi Climat et résilience, débattu à l'Assemblée à partir du lundi 29 mars. Pour les ONG et autres observateurs des politiques climatiques, les engagements pris par la France − ainsi que par la communauté internationale dans son ensemble ne suffiront pas, en l'état, à limiter à 1,5 °C, ni même 2 °C la hausse des températures par rapport à l'ère préindustrielle. C'est aussi ce constat qui constitue le mot d'ordre des manifestations organisées dans toute la France dimanche.

Pleine de promesses, la notion de neutralité carbone suscite l'adhésion de tous, des gouvernements les plus verts aux industries d'ordinaire les plus réticentes. Mais les Etats, les entreprises et les collectivités sont-ils prêts à engager cette révolution vers une société moins consommatrice ? Retour sur un objectif commun aux airs de formule magique.

La neutralité carbone, c'est quoi ?

Façonnée par les scientifiques du Groupe international d'experts sur le climat (Giec), la notion de neutralité carbone s'est largement diffusée après 2015 et la signature de l'accord de Paris par 195 pays. Son article 4 (lien en PDF) énonce qu'en vue de maintenir la hausse des températures sous les 2 °C (et de préférence à 1,5 °C) par rapport à l'ère préindustrielle, chaque pays doit "parvenir à un équilibre entre les émissions (...)

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