Claude Lelouch, comique tripier

Libération.fr

«Chacun sa vie» réunit une flopée de célébrités pour son quarante-sixième long. Le film patauge jusqu’au malaise dans un humour déplaisant.

En 2015, avec Un plus une, Claude Lelouch opérait un come-back inespéré au box-office après deux décennies de baisse de régime de faveur auprès du public, la seule jauge de légitimité et d’intérêt à ses yeux. Lui qui dépassait régulièrement le million d’entrées (Tout ça… pour ça ! en 1992, puis les Misérables en 1994) rassemblait à nouveau sur sa romance indiennne folklorisée un peu plus de 900 000 spectateurs. Chacun sa vie, son quarante-sixième opus signé à 79 ans, se devait d’être plus lelouchien que jamais avec sa farandole de vedettes, ses destins tricotés main et l’éternelle énergie lyrico-neuneu de «Claude». Ceux qui n’aiment pas ça, n’en dégoûtez pas les autres : telle pourrait être la formule clé de cette filmo aberrante. Sans doute que si, dans quelque uchronie, les noces esthétiques entre Terrence Malick et Mireille Mathieu avaient été scellées, leur fils s’appellerait Claude Lelouch et il aurait un point de vue sur le monde que personne n’oserait (ni ne souhaiterait, probablement) lui disputer. Mais on peut imaginer aussi l’adaptation des Vagues de Virginia Woolf par Max Pécas qu’on n’aurait qu’une faible idée de l’embarras que provoque ce déchaînement de sketchs tournés à Beaune et dans la région où, sous couvert de modernité, se déploie un humour primesautier du dernier graveleux et une opération de résurrection de «people». Il faut de l’audace pour regrouper ainsi dans un même pot à fiction ce qu’il reste de Christophe Lambert, Michel Leeb, William Leymergie, Jean-Marie Bigard (il joue un chef de service hospitalier qui distribue des blagues à ses malades car «il n’y a pas de meilleur remède que le rire»), Francis Huster (un procureur qui épargne un violeur contre la promesse faite par sa sœur d’un traitement libidinal de faveurs illimitées), en y ajoutant une pincée de poivre et sel de l’avocat Eric (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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