Les classes populaires britanniques frappées de plein fouet par la hausse des prix

Phoro Paul Ellis/AFP

“Cheap as chips”, dit l’expression britannique. “Plus maintenant”, constate The New York Times. Outre-Manche, les frites “bon marché” sont en danger. Tout comme le fish and chips, “plat national du vendredi soir”, par extension. Sur fond d’inflation record enregistrée à 7 % sur un an, tout augmente. Les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité (rehaussés de 54 % en avril), le prix des pommes de terre et le coût du carton d’emballage. Pas le choix, les échoppes répercutent la hausse sur l’addition. “Comme l’inflation réduit leurs revenus, certains de leurs clients réagissent à l’augmentation du prix par la colère, voire des insultes, tandis que d’autres cessent de venir.”

Outre les nouvelles barrières douanières engendrées par le Brexit, “la guerre en Ukraine est venue aggraver la situation, en particulier pour ce qui concerne l’approvisionnement en huile de tournesol et en poisson, importé à 40 % de Russie, constate le quotidien américain. Sur les 10 000 fish and chips que compte le Royaume-Uni, 3 000 pourraient prochainement mettre la clé sous la porte.” Jamais les chippies, incontournables depuis cent cinquante ans, n’ont connu pareilles turbulences. Pas même pendant la Seconde Guerre mondiale : le plat avait alors échappé au rationnement au nom du “moral national”.

Leurs difficultés actuelles illustrent l’ampleur de la crise du coût de la vie traversée par le pays. Et son impact sur les plus précaires. Après tout, le fish and chips constitue depuis des décennies “le plat classique de la classe ouvrière”, rappelle The New York Times.

Acheter maintenant, payer plus tard

La hausse des prix de la nourriture et de l’énergie, conjuguée à une augmentation sensible des cotisations sociales début avril, “n’est pas perçue de la même façon par tout le monde”, abonde The Guardian. “D’après une estimation, les ménages les plus pauvres, qui consacrent déjà une plus grande part de leur budget aux dépenses obligatoires, verront leurs revenus chuter de 1 300 livres [1 543 euros] cette année.”

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