« Classement des universités : la liberté doit être un critère », par le directeur de Sciences-Po Paris

© Julien De Rosa/AFP

Pour Mathias Vicherat, directeur de l’IEP de Paris,« la plupart des grands classements universitaires ne sont plus adaptés aux enjeux de notre monde ». « L’époque est aux libertés académiques et à l’impact » environnemental, ajoute-t-il. Deux critères qu’il invite à considérer comme des conditions préalables pour figurer dans un classement.

Voici sa tribune : « Il y a tout juste un mois paraissait la dernière édition du classement de Shanghai. Depuis près de 20 ans, il fait autorité dans le paysage international de l’enseignement supérieur et de la recherche. Pourtant ce classement comporte des biais majeurs : prépondérance des critères en faveur des sciences dures, nécessité d’être une université comportant l’ensemble des disciplines…

Lire notre antisèche - Qu’est-ce que le classement de Shanghai ?

À l’heure où la mobilité internationale des étudiants reprend son cours, la plupart des grands classements universitaires ne sont plus adaptés aux enjeux de notre monde. L’époque est aux libertés académiques et à l’impact.​​

À l’occasion des 150 ans de Sciences Po et dans le cadre de la « semaine des libertés académiques », j’ai échangé avec de nombreux présidents d’universités internationales, prêts à se joindre à notre mouvement.​

​En 2022, comment les classements internationaux peuvent-ils ignorer la question des libertés académiques et l’effort réalisé par des universités comme Sciences Po pour accueillir étudiants et chercheurs en exil ou réfugiés ? Alors que certains régime...


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