Classement de la liberté de la presse 2018: Reporters sans frontières épingle Mélenchon et Wauquiez

Alexandre Boudet
Classement de la liberté de la presse 2018: Reporters sans frontières épingle Mélenchon et Wauquiez

POLITIQUE - La France progresse mais ce n'est pas grâce aux figures de l'opposition. Le classement 2018 de la liberté de la presse dans le monde publié ce mercredi 25 avril par Reporters sans frontière pointe une hausse de six places du classement de notre pays qui est en 33e position sur 180 (voir la carte en fin d'article). "Une remontée partiellement 'mécanique' après la chute exceptionnelle de certains de ses voisins européens", note l'association qui fait le bilan de la campagne présidentielle et des premiers mois du quinquennat.

Dans son analyse, RSF pointe tout de même "un climat délétère". "Le 'mediabashing' ou le dénigrement systématique de la profession par certains leaders politiques, a connu son paroxysme pendant la campagne électorale de 2017", pointe le rapport. Il s'agit d'une rhétorique, pointe RSF, utilisée par "certains responsables quand ils sont en difficulté".

Si le nom d'Emmanuel Macron ne revient pas plus que celui de Marine Le Pen, c'est Jean-Luc Mélenchon et Laurent Wauquiez qui sont pointés du doigt. L'ONG rappelle que le leader de la France insoumise "a estimé sur son blog que 'la haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine'". Elle dénonce aussi son soutien à une déclaration du leader des Républicains qui a évoqué le "bullshit médiatique".

Seulement, contrairement à ce que laisse entendre RSF, la déclaration du leader de la droite ne concernait pas le travail des journalistes mais plutôt les propos qu'il a l'habitude de tenir lui-même sur les plateaux de télévision.

Plus globalement, l'association estime que ce climat délétère envers la presse sape l'un des fondements essentiels des démocraties. "Ceux qui récusent la légitimité des journalistes jouent avec un feu politique extrêmement dangereux. les démocraties ne meurent pas que par des coups d'Etat mais elles peuvent mourir aussi à petit feu, et l'une des premières bûches c'est généralement la haine envers les journalistes", prévient Christophe Deloire, son...

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