La classe politique française indignée après l’offensive turque contre les Kurdes

Lepelletier, Pierre
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La droite et la gauche réclament des «sanctions» contre la Turquie après l’attaque contre les Kurdes en Syrie.

Indignation nationale. Après le retrait des troupes américaines dans le nord de la Syrie, le président truc Erdogan a lancé mercredi une offensive militaire contre les Kurdes. Des bombardements, touchant la ville de Ras al-Aïn et plusieurs villes aux alentours, ont déjà fait quinze morts selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. La classe politique française s’est indignée face à l’attitude la Turquie et a vivement condamné le président Erdogan.

Vers des sanctions?

L’ancien chef de l’État, François Hollande, a lui souhaité «des sanctions». «Les Kurdes sont nos alliés, ils ont mené le combat contre Daech. Or, la Turquie est membre de l’Otan. Comment admettre qu’un pays qui est dans une alliance avec nous puisse attaquer une force qui a été notre principal partenaire contre Daech», s’est-il indigné dans un entretien au Parisien . L’ancien président socialiste a notamment rappelé que les Kurdes étaient «nos principaux points d’appui au sol pour lutter contre Daech, nos avions ont pu manœuvrer grâce à cette action conjointe».

Après l’attaque turque, les combattants kurdes ne seront peut-être plus en mesure de surveiller les prisonniers djihadistes. Une menace pointée du doigt sur RTL par la ministre de la Justice Nicole Belloubet. «C’est le monde entier qui doit s’inquiéter. On ne sait pas où (les prisonniers) iront. Le danger est là: une dissémination non contrôlée de ces personnes. Les Kurdes ont toujours été à nos côtés pour lutter contre Daech. C’est vraiment extrêmement difficile qu’ils soient placés dans cette situation», a-t-elle regretté.

«Les Américains ont donné un feu vert aux Turcs»

Jean-François Copé, ancien ministre de Jacques Chirac et actuel maire de Meaux, a lui dénoncé sur France Inter le comportement des États-Unis de Donald Trump. «Aujourd’hui, les Américains ont donné une sorte de feu vert aux Turcs qui n’attendaient que ça (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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