Ce clash (révélateur) entre Jean-Michel Blanquer et Olivier Véran

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Olivier Véran et Jean-Michel Blanquer photographiés le 25 novembre à Paris (illustration) (Photo: POOL New via Reuters)
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  • Olivier Véran
    Neurologue et homme politique français

Un épisode, relaté par "Le Parisien", qui intervient dans un contexte compliqué pour le ministre de l'Éducation nationale.

POLITIQUE - La tension monte au sein du gouvernement. Alors que le ministre de l’Éducation nationale débute l’année 2022 par une grève d’ampleur au sein du corps enseignant, provoqué par des protocoles de dépistage communiqués au dernier moment, et sur lequel l’exécutif a décidé de revenir, la nervosité est à son comble. En témoigne ce “clash” entre Jean-Michel Blanquer et Olivier Véran, rapporté ce mercredi 12 janvier par Le Parisien.

Selon le quotidien, la scène s’est déroulée en amont du Conseil des ministres. “Visiblement très énervé” et “très remonté”, le ministre de l’Éducation a foncé vers son collègue de la santé pour s’expliquer. La raison de la colère de Jean-Michel Blanquer ? Les critiques dont il fait l’objet, nourries selon lui par le manque de soutien dont ferait preuve son collègue, que ce soit dans la presse ou sur les bancs de l’Assemblée nationale.

“Il parle à Olivier Véran de façon confuse d’un article évoquant leur conflit lors de la réunion de vendredi dernier”, raconte au Parisien un témoin de la scène. “C’était très chaud”, rapporte un ministre également cité par le quotidien. Une colère à laquelle Olivier Véran a répondu du tac-au-tac. ”Écoute, Jean-Michel, il faut que tu te calmes, il faut qu’on fasse bloc. Il faut qu’on tienne bon dans la tempête médiatique, mais il faut se calmer”, a rétorqué le ministre de la Santé, toujours selon le récit fait par Le Parisien.

“Sous pression”

Auprès du HuffPost, un conseiller ministériel confirme que Jean-Michel Blanquer traverse ces jours-ci une phase délicate. “Il est vraiment sous pression depuis quelque jours. L’annonce du nouveau protocole par le Premier ministre a été perçue comme un désaveu”, souffle notre interlocuteur, précisant que le ministre “ne s’est pas fait que des amis dans le gouvernement avec sa ligne dure sur la laïcité, ce qui peut donner le sentiment qu’il est isolé”.

Une référence à sa participation à un colloque controversé consacré à son nouveau cheval de bataille, le “wokisme”. Un événement organisé le 7 janvier, en pleine cacophonie sur l’application du protocole sanitaire à l’école.

Pour autant, le ministre de l’Éducation nationale continue de bénéficier du soutien de l’exécutif. Ce qu’a répété ce mercredi Gabriel Attal lors du compte rendu du Conseil des ministres. “On est tous très en soutien de Jean-Michel Blanquer”, a insisté le porte-parole du gouvernement: “On avance comme un pack dans cette crise depuis le début, c’est vrai qu’il y a eu des difficultés et donc il y a une solidarité évidemment entre les membres du gouvernement”. Une solidarité de façade, assurément. En coulisse, ça a l’air un brin plus tendu.

À voir également sur Le HuffPost: “Quand allez-vous présenter votre démission?” Blanquer sous le feu des critiques à l’Assemblée nationale

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

VIDÉO - Covid : l'exécutif "très en soutien de Jean-Michel Blanquer", assure Attal

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