Clash diplomatique Biden-Poutine : ce que rappeler un ambassadeur veut dire

Ludovic Pauchant
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Sous les ors feutrés des représentations diplomatiques, parfois le parquet grince : il suffit d'un rien pour que la fragile mécanique qui préside aux relations entre États souverains se grippe et, parfois, se coince franchement. D'un rien ou d'un ''beaucoup''. En témoigne le rappel par le Kremlin de son ambassadeur à Washington après que Joe Biden, le président des États-Unis, a qualifié Vladimir Poutine, son homologue russe, de ''tueur''. Suscitant, sans surprise, l'ire du président russe et le rappel illico presto d'Anatoli Antonov, ancien vice-ministre de la Défense et vice-ministre des Affaires étrangères, et ambassadeur de Russie aux États-Unis.

Ce rappel d'ambassadeur sonne comme un malheureux présage, celui d'un pourrissement définitif et du glissement vers l'usage de la force : sanctions économiques, rupture des relations bilatérales. Ou vers le conflit armé, les déplacements de troupes, érection de missiles en sus, réveillant le souvenir des pires heures de la Guerre froide, où les deux belligérants avaient dissous pendant des lustres leur diplomatie dans l'atome, par têtes nucléaires interposées.

Le rappel d'un ambassadeur, un élément codifié du langage diplomatique

L'ambassadeur russe à Washington partira pour Moscou samedi pour des consultations sur l'avenir de la relation russo-américaine. Un tel rappel d'ambassadeur, même s'il est formellement qualifié "d'invitation" par Moscou, est chose rare dans l'action diplomatique russe.

La tectonique des relations (...)

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