"Clandestins: la vérité sur les expulsions": quand la police doit prévenir les réactions extrêmes

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Notre document Ligne Rouge ce lundi à 20h50.  - BFMTV
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Elles sont au coeur du débat public et de la politique migratoire: les expulsions de clandestins ou, comme préfère le formuler l'Etat, les "éloignements forcés". Depuis le début de l'année 2021, 13.663 ont été réalisées. Toutefois, à titre de comparaison, le dernier exercice avant l'essor du Covid-19 en France, soit l'année 2019, avait vu 23.746 reconductions à la frontière.

Pour notre nouveau document exclusif LIGNE ROUGE - "Clandestins: la vérité sur les expulsions", notre équipe a pu assister à l'une de ces procédures. Lors de celles-ci, les fonctionnaires doivent redoubler de prudence pour éviter tout geste désespéré de l'individu interpellé et résolu à ne pas être renvoyé.

Dans le secret de Roissy

"Apparemment, vous n'avez pas les papiers suffisants pour rester sur le territoire français. Donc vous retournez en Roumanie." Devant notre caméra, ce membre de la police des frontières s'adresse à l'un des cinq citoyens roumains en situation irrégulière qu'on a amenés dans ces locaux attenant à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, en principe tenus secrets. Pour pouvoir demeurer sur le sol hexagonal plus de trois mois, un ressortissant roumain doit normalement justifier d'un permis de travail ou du titre de séjour idoine. Ce n'est donc pas le cas ici.

Parmi les cinq individus arrêtés, Ionel, 33 ans, retient particulièrement l'attention des agents. L'homme sort tout juste de prison. Il y a passé quatre mois, après un vol. Les autorités le jugent "à risque" et Ionel s'apprête à être expulsé pour la seconde fois. Avant ça, on doit d'abord le fouiller.

"Ne vous inquiétez pas, je suis là, je suis là", glisse un policier qui demande à son collègue: "Relevez un peu la tête que je puisse vérifier le col."

L'aide du magnétomètre

Il s'agit d'être précautionneux car il arrive que certains clandestins aient alors des réactions désespérées ou extrêmes dans ces circonstances, comme en attestent des photos transmises par des agents à notre antenne. On y voit des peaux couturées de vives cicatrices, des blessures ouvertes, autant de signes d'une mutilation récente.

C'est pour prévenir ces gestes que lors des fouilles, le policier s'équipe d'un magnétomètre, un outil qui détecte le métal éventuellement dissimulé dans les plis des vêtements. "À partir du moment où la personne se blesse on n'a pas la possibilité de l'éloigner", nous explique encore un policier.

Article original publié sur BFMTV.com

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