Clôture hésitante en Europe après une série de bonnes statistiques

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LES BOURSES EUROPÉENNES FINISSENT EN ORDRE DISPERSÉ

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini en ordre dispersé jeudi après une série de bons indicateurs économiques américaines qui rassurent sur le rythme de la reprise aux Etats-Unis mais alimentant en même temps les craintes sur l'inflation et la politique monétaire la Réserve fédérale.

À Paris, le CAC 40 a perdu -0,21% à 6 507,92 points. Le Footsie britannique a cédé -0,61% et le Dax allemand a pris 0,19%, soutenu par la hausse du secteur automobile.

L'indice EuroStoxx 50 a reculé de-0,23%, le FTSEurofirst 300 -0,07% et le Stoxx 600 de -0,12%.

A la veille du très attendu rapport sur l'emploi aux Etats-Unis, l'enquête mensuelle sur l'emploi privé du cabinet ADP a fait ressortir une hausse inattendue des créations de postes le mois dernier, à 978.000, le chiffre le plus élevé enregistré depuis juin 2020.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont par ailleurs tombés à leur plus bas niveau depuis le début de la pandémie de COVID-19 il y a plus d'un an, ce qui suggère un redressement du marché du travail malgré une pénurie de main-d'oeuvre.

Certains investisseurs craignent toutefois que la bonne santé de l'économie américaine, illustrée par ces données, se traduise par une accélération de l'inflation et un resserrement plus rapide que prévu de la politique monétaire de la Réserve fédérale.

"Alors qu'il est possible que les grandes banques centrales doivent finalement resserrer leur politique monétaire plus rapidement que prévu si l'inflation ne recule pas comme elles l'anticipent, il sera difficile de dire si cela se produira avant l'année prochaine au plus tôt", a déclaré Oliver Jones, analyste chez Capital Economics.

A Wall Street, les indices de référence, dans le rouge, ont légèrement réduit leurs pertes après une information de Reuters selon laquelle Joe Biden a proposé d'abandonner sa proposition de hausse de l'impôt sur les sociétés lors de négociations avec les républicains sur son programme d'investissement dans les infrastructures.

VALEURS

Au niveau sectoriel, l'indice automobile (+1,45%) a signé la plus forte hausse tandis que le compartiment des ressources de base a perdu -1,86% et celui du transports et tourisme -1,55%.

Ce dernier a été pénalisé par une information de la BBC selon qui la Grande-Bretagne compte retirer le Portugal de la liste de pays dans lesquels les touristes britanniques peuvent se rendre en vacances sans être contraints à la quarantaine à leur retour.

EasyJet, IAG, Ryanair ou encore TUI ont perdu de -4,43% à -5,08%.

A Paris, Saint-Gobain a pris 4,19% après avoir dit prévoir un résultat et une marge d'exploitation records au premier semestre de cette année tandis Rémy Cointreau a perdu -3,30% en raison d'un objectif de résultat opérationnel courant décevant pour 2021-2022.

Vallourec a reculé de -4,47% après avoir annoncé le lancement d'une augmentation de capital d'environ 300 millions d'euros.

LES INDICATEURS DU JOUR

Parmi les autres indicateurs du jour, aux Etats-Unis, l'indice ISM des services a atteint un niveau record en mai grâce à la forte demande mais les pénuries de matières premières et main-d'oeuvre ont entraîné une hausse des coûts de production.

La progression de l'indice PMI des services dans la zone euro a son plus haut niveau depuis près de trois ans en mai, avec l'assouplissement des mesures de restriction sanitaires dans plusieurs pays, n'a pas suffi à soutenir la tendance.

CHANGES/TAUX L'"indice dollar", qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de six autres devises internationales, grimpe de 0,67%, les indicateurs plus solides que prévu sur l'emploi aux États-Unis confortant la reprise régulière de la première économie du monde.

L'euro cède -0,7% à 1,2123 dollar, au plus bas depuis trois semaines.

Le rendement du Bund à 10 ans a fini en légère hausse, autour de -0,18% et son équivalent américain gagne trois points de base à 1,6233% en réaction aux bonnes statistiques aux Etats-Unis.

MÉTAUX

Sur le marché pétrolier, le Brent perd -0,31% à 71,13 dollars le baril, après un pic à 71,99 au plus haut depuis mai 2019, et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) -0,17% à 68,71 dollars après un pic à 69,40, au plus haut depuis octobre 2018.

(Laetitia Volga, édité par)

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