Clément Beaune sur le Brexit : "N'acceptons pas un accord à tout prix"

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Pourquoi semble-t-il impossible à Londres comme à Bruxelles d'aller au-delà de ses lignes rouges pour parvenir à un accord sur la relation post-Brexit?
Il y a en effet deux sujets qui demeurent non résolus, les conditions de concurrence et la pêche. Sur le premier point, les Britanniques veulent un accès au marché unique européen sans contraintes pour leurs normes sociales, environnementales ou sanitaires, ce qui est inacceptable. Nous sommes prêts de notre côté à mettre en place un système dans lequel une divergence de normes serait autorisée mais au-delà de laquelle des mesures de correction seraient prises. Les Britanniques nous disent que c'est injuste car d'autres pays tiers n'ont pas ces mêmes contraintes, comme le Canada. Mais il faut bien voir que le Royaume Uni sera demain notre principal partenaire commercial en dehors de l'UE. Il y a dix fois plus d'échanges commerciaux entre l'UE et Londres qu'avec le Canada. Il est donc normal de chercher à obtenir des garanties qu'ils ne se livreront pas à un dumping inadmissible. Nous le devons aux citoyens Européens, qui sont de plus en plus exigeants sur les accords commerciaux ou de libre-échange, pour faire respecter notre modèle européen selon lequel le commerce n'est pas un monde où il n'y a plus de règles. 

Sur la pêche, les enjeux ne sont-ils pas encore plus forts?
Au 1er janvier, le visage du Brexit, ce sera celui du pêcheur. En cas de no deal, nos pêcheurs européens n'auront plus accès aux eaux britanniques. Mais en...


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