Cisjordanie: 1er jour de la campagne de vaccination anti-Covid pour la population palestinienne

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Après des mois d’attente, les Palestiniens en Cisjordanie occupée commencent leur campagne de vaccination ce dimanche 21 mars. Il s’agit du vaccin Pfizer et AstraZeneca, des doses reçues cette semaine dans le cadre de l’initiative Covax, un programme de l’Organisation mondiale de la santé.

Avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard

La vaccination en Cisjordanie avait déjà commencé avec les premières doses, il y a quelques semaines, seulement pour le personnel médical de première ligne, mais les vaccins étaient trop peu nombreux. Cette fois, le personnel médical continue d’être vacciné, ainsi que les patients de 75 ans et plus, et ceux ayant un cancer ou des maladies rénales. Toutes ces personnes pouvaient s’enregistrer en ligne depuis une semaine.

Devant le premier centre de vaccination, au ministère de la Santé de Ramallah, il y a foule devant les portes. Cinq infirmières se trouvent à l’intérieur avec du gel hydroalcoolique pour tout le monde. Les responsables prennent les cartes d’identité des patients par dizaine et appellent les gens les uns après les autres.

L’espace est minuscule, mais tout va très vite. Rania, en école d’infirmière, attend son tour. Elle s’est inscrite en ligne et à 21 ans, c'est la plus jeune des patients ce jour : « On a vu comment la pandémie a gravement affecté le monde, comment tout a changé, donc c’est préférable pour tous d’être vacciné. Quand on peut être vacciné, on le fait. »

Un taux d’occupation des hôpitaux très élevé

À côté d’elle dans la file d’attente se trouve un chirurgien de l’hôpital public, accompagné de sa femme qui est infirmière : « On s’est inscrit sur le site, mais je suis docteur, donc on est prioritaire sur la vaccination. Je n’ai pas eu besoin d’attendre trop longtemps. Vous savez, le vaccin vient juste d’arriver. On a eu le coronavirus, il y a quatre mois. Quand ça fait plus de six mois vous pouvez être vacciné, donc nous on a seulement besoin d’une dose. »

Le docteur Mahdi Rasekh, directeur des affaires de santé du gouvernorat de Ramallah, l’affirme : la première journée est stressante, mais l’essentiel, c’est que la vaccination ait commencé.

« Le taux d’occupation des hôpitaux est très élevé. Avec le vaccin, cela va réduire le nombre de cas qui ont besoin d’être hospitalisés. Et l’on espère protéger la population ! », souligne-t-il.

Pour le moment, il n’y a qu’un centre de vaccination à Ramallah, deux ou trois autres vont ouvrir cette semaine.

À écouter: La campagne de vaccination des travailleurs palestiniens en Israël vient de commencer