Cinquante cadres des Jeunes républicains demandent la destitution d'Aurane Reihanian, leur nouveau patron

Le HuffPost avec AFP
Cinquante cadres des Jeunes républicains demandent la destitution d'Aurane Reihanian, leur nouveau patron.

POLITIQUE - Une cinquantaine de Jeunes Républicains, dont le nouveau responsable national, Aurane Reihanian, a été élu dimanche dans des conditions contestées, ont réclamé lundi 15 octobre sa "destitution" dans une tribune.

"Nous, responsables départementaux et cadres nationaux des Jeunes Républicains ne reconnaissons aucune légitimité à la liste Générations Républicains menée par Aurane Reihanian", écrivent les signataires du texte paru sur le site du JDD, qui expliquent ne pas pouvoir "cautionner leurs pratiques de tentatives de fraude avérées et d'utilisation nationale du fichier des adhérents".

Le parti assure qu'aucune fraude n'a été constatée

"Les infractions au guide électoral ont été nombreuses tout au long de la campagne", affirment-ils. "Nous appelons l'équipe dirigeante et Laurent Wauquiez à enfin s'exprimer à ce sujet, à répondre aux questions qui restent ainsi en suspens et à prendre les sanctions nécessaire", poursuivent-ils, en enjoignant le bureau politique de LR à "destituer" le nouveau président du mouvement de jeunes.

La liste d'Aurane Reihanian l'a emporté samedi avec 58,41% des suffrages dans une scrutin à 36,50% de participation, mais dont le nombre exact de votants n'a pas été divulgué. Les jeunes LR seraient 3.000 à 4.000, selon une source interne, loin des 15.000 revendiqués en 2015.

"Aucune fraude n'a été constatée lors du vote électronique qui s'est passé en présence d'Henri de Beauregard (président de la Haute autorité de LR), du prestataire extérieur spécialisé dans le vote électronique, mais également d'huissiers", a assuré ce lundi la porte-parole du parti, Lydia Guirous.

L'accusé évoque une "campagne calomnieuse"

La campagne pour la présidence des Jeunes Républicains a été rythmée par des accusations d'utilisation illicite du fichier des adhérents. Jusqu'à la journée de samedi avec la dénonciation par Charles-Henri ­Alloncle, la tête de la liste concurrente, d'un enregistrement audio, diffusé sur Twitter et repéré par le...

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