Une cinquantaine d’espèces bien plus bavardes que ne le croyaient les scientifiques

PHOTO DAVID MASSEMIN/Biosphoto via AFP

Pour Jorgewich-Cohen, nul doute que ce “répertoire complexe” de sons est la marque d’une communication vocale entre familiers. Pour Jorgewich-Cohen, nul doute que ce “répertoire complexe” de sons est la marque d’une communication vocale entre familiers. “Le monde animal est plus bavard que ne le pensaient les scientifiques jusqu’à présent […]. Si vous tendez l’oreille de plus près, votre tortue d’appartement a peut-être quelque chose à vous dire”, s’amuse le site de la chaîne américaine CNN. Selon une récente étude publiée par la revue scientifique Nature Communications, 53 espèces largement considérées comme silencieuses seraient en fait capables de produire une grande variété de sons. Cette découverte concerne surtout diverses espèces de tortues, mais aussi d’autres reptiles (comme le sphénodon, très répandu en Nouvelle-Zélande), des amphibiens vermiformes (cécilies) ou encore des poissons (poisson pulmoné d’Amérique du Sud).

Gabriel Jorgewich-Cohen, chercheur à l’université de Zurich et auteur principal de l’étude, explique à CNN avoir eu l’idée de ce projet après avoir consulté une étude de 2014 sur la communication vocale des tortues géantes d’Amérique du Sud. “Ensuite, le biologiste a entamé une collaboration avec un professeur ayant mis au point un matériel spécialisé permettant d’enregistrer les sons sous l’eau. Il a commencé chez lui, en enregistrant ses propres tortues de compagnie.”

“Ses enregistrements comprennent des clics, des gazouillis, des sifflements et des miaulements.”

Jorgewich-Cohen se dit surpris, tant par le nombre d’espèces différentes à qui l’on peut désormais associer des bruits que par la diversité des sons eux-mêmes.

Selon CNN, ses recherches pourraient même avoir des répercussions plus larges. La thèse dominante en biologie admet que la capacité de produire des sons pour les grenouilles, oiseaux et autres mammifères est le fruit d’une évolution séparée des espèces, ces dernières finissant par “converger”. Mais le chercheur explore l’hypothèse d’une origine commune de cette aptitude. “L’étude affirme que la communication vocale doit être aussi ancienne que le dernier ancêtre commun des choanates, ou tétrapodomorphes (vertébrés à narines internes), apparu il y a environ 407 millions d’années.”

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