Cinq questions pour comprendre l'enjeu des nouvelles mobilités

Si la révolution des transports se fonde sur de nouvelles énergies, en particulier l'électrique, elle repose aussi sur des changements d'usage et d'organisation qui font la part belle aux "big data".

Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir - La Recherche n°904, daté juin 2022.

1. Quel est l'impact des transports sur l'environnement ?

Les transports constituent la première source d'émission de CO2 en France. Selon l'Agence internationale de l'énergie, en 2021, le secteur était responsable de 43 % des émissions, devant le résidentiel (14 %) et le secteur de l'industrie/ construction (13 %). Au niveau mondial, la part des transports baisse à 24 %, loin derrière la production d'électricité (41 %). Si la France présente cet équilibre spécifique, c'est grâce au nucléaire qui réduit à 12 % la contribution du secteur dans les émissions. Ce qui n'enlève rien à la nécessité impérieuse de baisser l'impact des transports sur l'environnement. Outre les gaz à effet de serre, ils émettent des particules (PM10) et des particules fines (PM 2,5). Selon l'Organisation mondiale de la santé, les premières sont responsables de 6 % des décès prématurés en France alors que les secondes peuvent entraîner une baisse de l'espérance de vie de 8,2 mois. Sans parler des NOx (oxydes d'azote) qui s'ajoutent au problème.

2. L'électricité est-elle l'énergie idéale ?

L'énergie électrique permet de proposer une solution à la pollution à la fois efficace et relativement facile à déployer. En supprimant les émissions au niveau local, cette énergie est synonyme d'une amélioration rapide de la qualité de l'air. Elle présente aussi l'avantage de pouvoir être déployée sur tous les moyens de transport, individuels comme collectifs. Même les véhicules utilitaires, en retard sur le mouvement, sont en phase d'électrification, faisant disparaître des villes des diesels pas toujours bien entretenus. Autre bénéfice induit du passage à l'électrique : la baisse de la pollution sonore. En 2021, le Conseil national du bruit et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) ont mené une étude évaluant le coût social du bruit (conséquences des troubles du sommeil et de la gêne occa[...]

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