Cinq questions pour bien entretenir son cerveau

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Le déclin des performances cognitives n'est pas une fatalité. La science permet de mieux préserver et de retarder le vieillissement cérébral grâce à des actions ciblées. Aperçu des principes quotidiens qui font du bien au cerveau.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - La Recherche n°895 daté septembre 2021.

1. Le vieillissement de notre cerveau est-il évitable ?

Nos aînés à l'esprit vif et à la mémoire préservée nous le rappellent quotidiennement : le cerveau est un organe qui résiste particulièrement bien au temps. Si notre corps le permettait, nos neurones pourraient fonctionner entre 140 et 150 ans ! Leur nombre ne diminue d'ailleurs que très peu avec l'avancée en âge. Les troubles cognitifs qui peuvent apparaître sont surtout liés à l'altération des conditions de fonctionnement de ces neurones. Certains microvaisseaux qui apportent l'énergie se bouchent, certaines connexions qui transmettent les informations se font moins bien… La science n'éclaire qu'en partie les causes de cette dégradation, mais une méta-analyse parue en 2017 dans la revue The Lancet affirmait que 35 % des cas de démences pourraient d'ores et déjà être "théoriquement évités". Pour cela, plusieurs facteurs de risque peuvent être prévenus : le tabac, l'alcool ou l'excès de graisses qui maltraitent les artères mais aussi certains troubles mal pris en charge comme les inflammations des gencives ou la perte auditive non appareillée.

2. Les virus peuvent-ils endommager notre cerveau ?

On l'ignore souvent, mais se protéger des virus en circulation, par la vaccination notamment, contribue à préserver ses capacités cognitives. Certains virus, baptisés neurotropes, ont en effet la capacité de s'infiltrer dans le cerveau. Le plus souvent ils n'y provoquent pas de dégâts mais ils peuvent être à l'origine de troubles fonctionnels épisodiques (de type encéphalites, AVC…) ou entraîner des lésions durables. On trouve parmi ces virus neurotropes ceux de la rougeole, de la varicelle, de la rage, de l'herpès et plus récemment… du Covid-19. "8 à 13 % des patients hospitalisés lors des premières vagues ont présenté des syndromes neurologiques (hors céphalées et pertes d'odorat), confirme Thomas de Broucker, neurologue et co[...]

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