Cinq obstacles à la campagne de vaccination contre le Covid-19

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Logistique, gaspillage, bureaucratie, pénurie et scepticisme : en France comme ailleurs, la vaccination se heurte à de nombreux obstacles.

Doses trop peu nombreuses, difficultés de stockage, pesanteurs administratives, méfiance de la population : le déploiement de la vaccination contre le Covid-19 bute dans le monde entier sur plusieurs obstacles.

Des doses encore insuffisantes

La production de doses de vaccins peine à suivre le rythme de leur conception et autorisation en un temps record. Faute de stocks suffisants, de grands centres de vaccination, à Berlin ou New York, ont tardé à ouvrir leurs portes. D'autres n'ont toujours pas été inaugurés. A New York, un million de doses ont été livrées, pour 4 millions de personnes répondant aux critères de vaccination. Sous pression, l'Union européenne a doublé ses précommandes du vaccin Pfizer-BioNTech et les premières doses de celui de Moderna ont été livrées, alors qu'un troisième vaccin pourrait être autorisé fin janvier 2021. Quelque 600 millions de doses devraient être disponibles dans les prochains mois. L'allemand BioNTech promet de fournir 2 milliards de doses d'ici la fin de l'année 2021, soit 700 millions de plus que prévu, en administrant 6 doses par flacon au lieu de 5 et en ouvrant une nouvelle usine.

A ces pénuries s'ajoutent parfois d'autres carences. En France, ont parfois été distribuées deux fois moins d'aiguilles de seringues que de doses, rendant impossible une partie des injections. La question se pose aussi pour les flacons. Mais l'allemand Schott, un des principaux fabricants, a assuré à l'AFP être en mesure de livrer suffisamment de fioles pour 2 milliards de doses cette année.

Le défi du stockage

Le vaccin à ARN messager, innovation médicale utilisée par les deux produits à ce stade autorisés en Europe, doit être conservé à température ultra basse. Celui de Pfizer/BioNTech nécessite même -70 degrés sur une longue durée. Il peut ensuite être maintenu entre 2 et 8 degrés pendant cinq jours, ce qui laisse peu de marge de manoeuvre et nécessite parfois le recours à la débrouille.

En Bavière, une partie des doses a ainsi été convoyée dans [...]

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