Cinq jeunes gens jugés pour haine en ligne contre la communauté asiatique

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Ce sont cinq jeunes bien sous tous rapports. L'un rêve de devenir policier ou magistrat, l'autre est à Sciences Po ou en école d'ingénieur… Pourtant, ils étaient mercredi devant un tribunal pour avoir appelé à la haine à l'encontre de la communauté asiatique sur le réseau Twitter, à la suite de l'annonce du deuxième confinement en octobre 2020. Ils ne nient pas les faits. Une enquête réclamée par le parquet permettra de lever l'anonymat de plusieurs comptes ayant publié des propos haineux dont celui des cinq prévenus. Quatre autres personnes, mineures au moment des fait, devront comparaître ultérieurement devant un tribunal adapté à leur âge. Aucun des prévenus, âgés de 19 à 25 ans, n'a d'antécédents judiciaires. Seul l'un d'entre eux est assisté d'un avocat. Les tweets incriminés sont lus à l'audience. Plusieurs sont terriblement injurieux. Tous visent la communauté chinoise accusée d'avoir un lien avec le coronavirus.

"C'est du racisme"

Alexis D., 21 ans, étudiant dans une école d'ingénieur, explique son geste par la sensation "de ras-le-bol à cause de l'annonce du confinement". "J'ai vu que d'autres personnes avaient ce genre de propos. J'ai suivi bêtement le mouvement sans réfléchir", explique-t-il. "Est-ce que vous auriez hurlé les mêmes propos dans la rue?", veut savoir l'un des assesseurs. "Non, parce que dans la rue je sais que des gens peuvent m'entendre et que je peux les blesser", répond le jeune homme en costume gris.

"Êtes-vous raciste monsieur?", lui demande une...


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