Cinq détenus libérés sans avoir été jugés faute d'escorte pour aller au tribunal

L'Oeil du 20 heures
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Les trois détenus de Valence ont été interpellés samedi dernier. L’un pour trafic de stupéfiants, les deux autres pour harcèlement et violences conjugales. Deux jours plus tard, ils sont libres, en attendant leur procès prévu le 31 mai prochain. Quand il apprend que leur comparution immédiate ne peut pas avoir lieu, leur avocat Ivan Flaud ne cache pas sa surprise : "Comme avocat je ne peux pas protester effectivement contre le fait que mes clients aient été remis en liberté. C’est quand même un peu scandaleux qu’en 2021 on n'ait pas les moyens pour extraire trois personnes".

Sur les sept agents en charge de ces tranferts vers le tribunal, six étaient en formation lundi, donc indisponibles. Selon Sylvain Royere, syndicaliste UFAP UNSA Justice de la prison de Valence, il faudrait deux fois plus de personnel :"Il nous manque des effectifs. Ca a été vraiment vu, le service a été monté à l’économie. Nous on a honte parce qu'on n'est pas capables d’assurer les missions de sécurité pénitentiaire comme il faut."

Le commissariat police, qui peut prendre le relais, est touché par le COVID-19

En cas de situation comme celle ci, c’est à la police de prendre le relais. Problème, les policiers du commissiariat de Valence sont massivement touchés par le Covid 19.

Une situation invivable pour la compagne d’un des détenus libérés, qui se dit victime de violences. Pour des questions de sécurité, elle a préféré garder l'anonymat : "Vous savez ce que c’est de ne pas dormir pendant des mois ? (...)

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