Cinq ans après Nuit debout : vie et mort d’un mouvement

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Au printemps 2016, le mouvement Nuit debout, issu de la protestation contre la loi travail El Khomri, s'étendait en France, avec plus ou moins de nuances. Retour sur une mobilisation hors norme… et ses dérives.

C'était le 31 mars 2016. Plusieurs centaines de citoyens se retrouvent place de la République à Paris autour du mot d'ordre " Nuit debout. " Un mouvement social aux allures de mai 68, dont l'objectif vise la " convergence des luttes ".Sa revendication initiale, le refus de la loi Travail, s'élargit d'abord à une contestation des institutions politiques et du système économique. Par exemple : les dérives sécuritaires de l'état d'urgence ou les violences policières, le droit au logement ou la lutte contre la précarité."Des individus de la petite bourgeoisie blanche urbaine"Né à l’issue d’une réunion publique organisée par François Ruffin, pas encore député mais déjà réalisateur du film à grand succès Merci Patron le mouvement s'étend ensuite sans leader ni porte-parole dans une cinquantaine de villes. Organisé en commissions, Nuit debout repose sur les principes de la démocratie directe, les prises de décisions se font par consensus lors d'assemblées générales. On y formule des propositions nouvelles : " Comment mieux s'associer avec les syndicats et la classe ouvrière " ou " Comment mobiliser ceux qui sont " en butte à la ségrégation sociospatiale et au racisme ". Pas de chef mais des figures qui se détachent à l'exemple de l'intellectuel Fréderic...

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