Cinq ans après la « jungle », Calais reste sous tension

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Des migrants près de leurs tentes à Calais, le 9 février 2021.  
Des migrants près de leurs tentes à Calais, le 9 février 2021.

« On revient en arrière », se désole Jean-Claude Lenoir, président de l'association d'aide aux migrants Salam, pour qui la situation à Calais reste « dramatique ». Bénévole depuis vingt ans, il a connu la « jungle », ce bidonville où ont vivoté dans des conditions épouvantables jusqu'à 8 000 candidats au départ en Grande-Bretagne et qui a été officiellement démantelé en 2016.

Dans la nuit du 1er au 2 juin dernier, de violents affrontements ont éclaté entre des migrants et des policiers près du port de Calais, faisant plusieurs blessés. Selon La Voix du Nord, « 300 exilés armés de barres de fer et de bâtons [?] ont pris à partie des CRS. Des centaines de grenades lacrymogènes auraient été lancées pour tenter de disperser les individus ». « Une trentaine de nos collègues ont été contusionnés, sept ont été transportés à l'hôpital. Cet épisode nous a rappelé les tensions de 2016, lors de la "jungle". Les policiers sont fatigués », témoigne Frédéric Baland, délégué du syndicat Alliance Police nationale dans le Calaisis.

La sous-préfète de l'arrondissement de Calais, Véronique Deprez-Boudier, reconnaît que la situation actuelle est « complexe » mais assure qu'elle « n'a rien à voir » avec la situation de 2016 grâce à « un rythme régulier de démantèlements ». Le dernier a eu lieu vendredi 4 juin. Deux jours plus tôt, le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, candidat à sa propre succession aux régionales, et Natacha Bouchart, maire (LR) de Calais, avaient [...] Lire la suite