Cinq Afghans sous surveillance en France: Darmanin assure qu'"il n'y a pas eu de failles"

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Le ministre de l'Intérieur a indiqué au micro de Franceinfo ce mardi que sur les 1000 Afghans rapatriés en France, "on en a trouvé un seul" qui posait problème selon lui.

Alors que l'un des cinq Afghans sous surveillance après avoir été rapatriés de Kaboul a été placé en garde à vue lundi, le ministre de l'Intérieur se veut rassurant. Interrogé ce mardi matin par nos confrères de Franceinfo, Gérald Darmanin a assuré qu'il ne s'agissait que d'un cas parmi les "1000 Afghans" rapatriés en France. 

"Il n'y a pas eu de failles", juge-t-il.

"Géolocalisés"

Lundi, un rapatrié afghan soupçonné d'être en lien avec les talibans et rapatrié en France a été placé sous surveillance avec quatre de ses proches. "Nous soupçonnons cette personne d'avoir eu un lien, avec ses familles, ses amis et peut-être avec le gouvernement afghan taliban. Nous avons donc décidé de le mettre sous Micas (ndlr: mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance), dès son arrivée sur le territoire national", a expliqué le ministre, avant de préciser:

"Lui et ses contacts sont surveillés par la DGSI, géolocalisés. Il y a un certain nombre d'obligations qu'il doit tenir parce qu'il est surveillé humainement par les services de renseignement."

Par ailleurs, l'un des cinq individus n'a pas respecté l'obligation de rester en Seine-Saint-Denis, en se rendant à Paris intra-muros. Il a aussitôt été placé en garde à vue, signe pour Gérald Darmanin que la surveillance est efficace:

"Il y en a un de ces cinq qui a quitté l'endroit qu'on avait demandé de rester. Il a été mis en garde à vue hier, donc les services sont tout à fait attentifs au sort de ces personnes", a-t-il clamé.

"Il n'était pas en fuite"

"Il faut toujours faire extrêmement attention", reconnaît Gérald Darmanin, mais "il n'était pas en fuite, il est juste sortie quelques minutes de la zone qu'on lui avait demandé de respecter", a-t-il répété.

"Sur les 1000 Afghans qui ont aidé la France, des traducteurs, juristes, journalistes", cite le ministre de l'Intérieur, "on en a trouvé un seul" qui posait problème selon lui.

"Nous connaissons toutes les personnes ramenées par l'armée française", a assuré le ministre de l'Intérieur. "Cela est maîtrisé par la police française."

Article original publié sur BFMTV.com

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