Le cinéma rose japonais ne parle pas que de fesses, ni de pénis

Valentin Etancelin
Dans

CINÉMA - Le coup d’envoi est lancé. Ce samedi 16 novembre maque le début de la 25e édition de Chéries Chéris, le festival du film LGBTI à Paris. Une programmation riche et dense de productions aux couleurs du drapeau arc-en-ciel attend les visiteurs jusqu’au 26 novembre. Parmi elles, “White Lily”, le dernier long-métrage du réalisateur japonais Hideo Nakata.

Connu pour ses films d’horreur, à l’instar de “Ring” en 1995, il nous emmène ici dans une toute autre direction, celle du cinéma érotique. L’histoire, c’est celle d’une célèbre céramiste et de son assistante. Également son amante, celle-ci développe une profonde jalousie lorsque l’artiste accepte de prendre sous son aile un nouvel étudiant au corps d’Apollon.

Sulfureuse histoire d’amour lesbienne, entremêlée de tension sexuelle et de scènes de nus, le film rend hommage au “roman porno”, un courant hérité du cinéma rose japonais. Plus connu sous le nom de Pinku Eiga, celui s’apparente à première vue au genre érotique. Pas de pénis ou de vagin, ni même de poils pubiens. De l’intimité des personnages, seuls les tétons sont montrés à l’écran.

Son arrivée, un moment clé

On fait état de son irruption au Japon vers la fin des années 1950. “Un moment charnier”, selon Bastian Meiresonne, directeur artistique du Festival international des cinémas d’Asie de Vesoul, commune de la Haute-Saône. En cause, l’arrivée de la télévision dans les foyers nippons qui entraîne une chute considérable de la fréquentation des salles de projection. 

Comme le souligne cet article de Slate, ces films ne nécessitent pas de gros de budget. Tournés en quelques semaines, ils permettent ainsi à certaines maisons d’éviter la faillite. C’est le cas des studios Nikkatsu. Ils trouvent dans le cinéma érotique une manière de se diversifier, au point d’en faire leur fer de lance.

Drames, comédies, thrillers... Dès ses débuts, le phénomène brasse un large éventail de choix. Dans les années 1970, époque au cours de laquelle il explose, on observe six à sept...

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