Cinéma : les cascadeurs, ces hommes et femmes de l'ombre, formés dans le Nord

Dans un hangar du Cateau-Cambrésis, près de Cambrai (Nord), un homme se bat seul contre tous. Les coups semblent violents et les chutes lourdes. Aucun blessé pourtant, car tout est factice. Ses adversaires d’un jour sont des apprentis cascadeurs. Ils apprennent à se positionner face à la caméra de leur professeur. “Les coups ne sont pas réels, l’intention est réelle, mais c’est du jeu”, témoigne Mégane Declef, une élève. De plus en plus de filles Leur terrain de jeu est un campus de cinq hectares, la plus grande école de cascades au monde. 90 élèves apprennent toutes les techniques des films d’action : se battre sur un toit, se lancer dans le vide depuis un hélicoptère. Ils suivent deux ans de formation intensive en internat. Mieux vaut être un sportif confirmé et un amoureux du risque. Pour intégrer l’école, le Niçois Lucas Martinelli, 26 ans, a déboursé 5 500 euros et cessé son travail de serveur pour accomplir son rêve d’enfant. Un quart des étudiants de l’école sont des étudiantes avec plus que jamais leur chance de rejoindre le club exclusif des 500 cascadeurs de France.