Cinéma en Afrique : "Le financement des films relève de la décision politique"

Falila Gbadamassi

Alex Moussa Sawadogo a lancé en 2016 le collectif Generation Films. Tout un programme qu'il a décliné et qu'il décline encore à travers ses activités culturelles et surtout cinématographiques tournées entre autres, vers le continent. Ce germano-burkinabè né en Côte d'Ivoire se partage entre ses deux pays. C'est au Burkina Faso que se tient, chaque année depuis 2016, le Laboratoire de développement et de coproduction Ouaga Film Lab dont il est le directeur artistique. En Allemagne, Alex Moussa Sawadogo dirige le Festival des films d'Afrique de Berlin, Afrikamera. Il est également gestionnaire du Fonds Jeune création francophone lancé en 2017.

Franceinfo Afrique : pour la première fois à Cannes, une réalisatrice issue du continent africain était en lice pour la Palme d’or. La Franco-Sénégalaise Mati Diop est d'ailleurs repartie avec le Grand Prix pour son film "Atlantique". Elle appartient à une vague de jeunes réalisatrices africaines très prometteuses qui ont débarqué ces dernières années, notamment sur la Croisette. C'est de l'ordre de la petite révolution dans le cinéma africain, du tournant ou c'est autre chose ?

Alex Moussa Sawadogo : ce n’est ni une révolution, ni un tournant. C’est l'expression de l’aboutissement du travail d'une génération de femmes très dynamiques. Ces dernières se laissent tout simplement guider par leurs vocations de cinéastes. A l’instar de leurs (...)

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