La cinéaste Catherine Breillat, oasis de liberté dans une Amérique sous tension

Présente à New York pour une rétrospective de sa longue carrière dans plusieurs grands cinémas de la ville, dont le Lincoln Center et l’Angelika, Catherine Breillat a montré, une nouvelle fois, qu’elle jouit d’une grande popularité dans un pays plus que jamais confronté au conservatisme et à la montée en puissance de groupes radicaux. La réalisatrice française d'Anatomie de l’enfer, d'Abus de faiblesse et de L’été dernier a reçu un accueil chaleureux, pour le plus grand bonheur des cinéphiles venus voir et savoir un peu plus sur ses œuvres et sa vision du septième art.

De notre correspondant à New York,

« Si cette rétrospective avait eu lieu dans un autre État, comme la Floride par exemple, ou au Texas, on aurait certainement eu des centaines de manifestants à l’entrée des cinémas du Lincoln Center et de l’Angelika avec des pancartes disant que Catherine Breillat est une diablesse, et que ses œuvres sont toxiques pour la jeunesse du pays ! » rigole Cassandra Jones, francophile et grande adepte des films de la réalisatrice française, avec laquelle elle vient d’échanger après la projection de L’été dernier.

Dans une société américaine tendue, tiraillée entre les élections présidentielles et une tension sociale d’une rare intensité, où les groupes ultraconservateurs poussent dans plusieurs endroits du pays pour limiter la liberté d’expression sur des sujets tels que le sexe et la diversité, l’hommage à Breillat arrive comme une oasis, une bouffée d’air frais pour un bon nombre de personnes.


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