"Comme un ciel en nous" : avec Jakuta ­Alikavazovic, le monde est tour à tour cruel, ­absurde et sublime

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Quand il s'est agi, pour les besoins de la merveilleuse collection "Ma nuit au musée", de choisir un musée où s'enfermer de la tombée du jour jusqu'au petit matin, Jakuta ­Alikavazovic, valeur sûre de la nouvelle garde littéraire française, a choisi le Louvre. Seul dans le noir, sous l'œil de la Vénus de Milo, de La ­Joconde ou – qui sait? – de ­Belphégor, n'importe qui serait dans ses petits souliers. Pas Jakuta Alikavazovic. Il faut voir avec quelle espièglerie elle entre dans ce lieu vénérable. Malgré l'interdiction formelle d'apporter de la nourriture au Louvre, elle a du nougat dans son sac. Pis : elle a fait passer en ­contrebande une autre "chose interdite", autour de laquelle elle entretiendra le suspense tout au long du texte. Sitôt entrée dans le palais, elle se met à danser entre les statues. Audace et liberté sont ses compagnes pour la nuit.

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Une ombre marche avec Jakuta Alikavazovic dans les couloirs du musée endormi. C'est celle de son père, immigré d'ex-Yougoslavie, fou de langue et de culture française, qui, dès son arrivée à Paris, à 20 ans, a fait du Louvre son quartier général, au point de s'y brosser les dents. À la petite Jakuta qui l'a si souvent accompagné, il demandait : "Et toi, comment t'y prendrais-tu, pour voler la Joconde?" On comprend mieux d'où vient la malice de l'écrivaine.

Mais à mesure que la nuit avance, son émotion grimpe et nous contamine

Mais à mesure ...


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