Chute des ventes et des revenus publicitaires, annulation d'événements sportifs... Comment expliquer la crise que traversent les médias ?

franceinfo

"L'Equipe", "Le Parisien", "NextRadioTV", "Paris-Normandie"... Les annonces de plans d'austérité ou de suppressions d'emploi se succèdent dans les médias.

Un paradoxe ? Angoissés par l'épidémie de coronavirus, les Français n'ont jamais autant guetté les informations que lors du confinement. Ils ont plébiscité les sites d'information et les chaînes d'info en continu, qui ont atteint des sommets d'audience. Pourtant, depuis, les plans d'austérité se succèdent dans les médias. Le journal Le Parisien, le quotidien régional Paris-Normandie, ou encore NextRadioTV, la branche audiovisuelle du groupe Altice, annoncent des suppressions d'effectifs, tandis que le journal sportif L'Equipe réclame à ses salariés une baisse de salaire et de RTT. Comment expliquer ces annonces en cascade ?

Une baisse des ventes de journaux et une crise de la distribution

Pour la presse quotidienne, qui dépend encore beaucoup de ses ventes papier, la cause première de cette crise est liée au confinement. Encouragée à rester chez elle, la clientèle s'est raréfiée, tandis qu'une partie des points de vente était fermés. Chez les marchands de journaux ouverts, le chiffre d'affaires a parfois chuté de moitié.

Choc supplémentaire, en plein milieu du confinement, à la mi-avril, le distributeur de presse Presstalis s'est déclaré en cessation de paiement. Les structures de distribution en région parisienne ont été reprises, mais pas les deux filiales en région, qui comptent 512 salariés (sur 900) et desservent 10 000 points de vente en France. A l'appel du Syndicat du livre-CGT (SGLCE), les salariés de Presstalis dans ces dépôts se sont mis en grève, (...)

Lire la suite sur Franceinfo

Ce contenu peut également vous intéresser :

A lire aussi