Chute d'une collégienne à Chambéry: selon l'avocate de sa mère, la jeune fille "a été poussée"

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La collégienne blessée à Chambéry - BFMTV
La collégienne blessée à Chambéry - BFMTV

La collégienne grièvement blessée au visage lors d'une chute dans son collège à Chambéry a été "poussée", a affirmé mardi l'avocat de la mère de la jeune fille, qui soutient la thèse d'une agression raciste, réfutée par le parquet. "Maman, on m'a poussée", a déclaré Me Fabien Ndoumou sur BFMTV en citant les propos que la collégienne de 11 ans a tenus à sa mère après avoir été opérée à l'hôpital.

Selon lui, la jeune fille a reçu "deux coups" et a été "griffée à un doigt" par un camarade. Mais l'avocat n'a pas précisé le motif de cette agression.

"Au moment où Anna partait faire un signalement au responsable, les autres l'ont poussée par derrière et elle a buté sur le banc en acier" dans la cour, a poursuivi l'avocat.

L'élève, d'origine camerounaise, s'est grièvement blessée au visage en chutant dans la cour de l'établissement privé. Sa mère dénonce, depuis, une agression. Dans un texte devenu viral sur Internet, elle écrit que "depuis la rentrée", sa fille "subit des violences verbales racistes et même physiques" qui seraient à l'origine des faits. Elle a porté plainte.

L'établissement rejette les accusations

Une version réfutée "fermement" dimanche par le procureur de Chambéry, Pierre-Yves Michau. Évoquant "plusieurs témoignages", il affirme que l'adolescente était "seule" à cet endroit de la cour au moment de sa chute.

"Je ne sais pas sur quelle base le procureur a pris cette décision, la jeune Anna n'avait pas encore été auditionnée", a relevé Me Ndoumou, précisant que la collégienne devait être entendue mercredi par les enquêteurs.

Le procureur avait déclaré lundi que "quand la mère est venue déposer plainte au commissariat au nom de sa fille, elle a dit ignorer si sa fille était tombée toute seule ou si elle avait été poussée, et elle a indiqué que sa fille elle-même ne pouvait pas le dire". Selon le magistrat, "à ce stade, il n'y a aucune trace de harcèlement quelconque (contre cette jeune fille), à aucun moment". Il a précisé qu'elle avait en revanche été visée par une plainte "pour des menaces" envers une camarade.

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Une version qui est également celle défendue par le proviseur de l'établissement. Son avocat, Me Pierre Perez, assure sur BFMTV que "l'enfant a menti".

"Elle a eu un petit accrochage avec un garçon de sa classe qui lui aurait tapé sur le bras. L'enfant est partie, la sonnerie a sonné, l'enfant a voulu rejoindre sa classe et elle est tombée à 4 mètres d'un surveillant, qui a été entendu", a-t-il assuré.

Il a de plus expliqué que les enseignants et le proviseur avaient "été menacés de mort".

Article original publié sur BFMTV.com

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