Chronique d'un flic - L'été n'est plus ce qu'il était

Par KSF*

« Il est temps de rétablir certaines vérités et de dire que nous ne sommes pas les méchants de toutes les histoires, encore moins des meurtriers. »

Au cœur de l'été, notre chroniqueur, policier de la BAC lyonnaise et inlassable pourfendeur de la haine anti-flics, fait le bilan d'une année funeste.


Il n'y a pas si longtemps, l'été évoquait un havre de paix, entre le trop-plein de la fin d'année et l'envie de s'y replonger de la rentrée. Une pause ensoleillée pour recharger les batteries, qui devait d'autant plus nous libérer d'un cru 2018-2019 d'une intensité folle.

Cette période qui, d'habitude, peut servir à panser les blessures ou à s'accorder simplement de la quiétude en famille, semble avoir fondu sous l'effet de la canicule. Nos temps modernes n'accordent plus de trêves pour les braves. Le volcan de la haine anti-flic produit dorénavant de la lave sans relâche.

Dès fin juin, nous avons été désignés, tour à tour, comme la milice de la dictature, comme des assassins et comme des nazis tout dernièrement. Étrangement ou pas, ceux qui invoquent la police de Pétain à notre égard sont généralement les mêmes qui collaborent le plus énergiquement à la starification de nos ennemis censés être communs, les hors-la-loi.

À qui profite le crime ?

Notons tout d'abord que les black blocs ne ratent aucune occasion pour tout saccager sur leur passage. Je pense que La France insoumise a aussi, un moment, cru pouvoir profiter de cette animosité à notre égard, mais s'est pris, une fois de plus, les pieds dans le tapis.

Ceux à qui profite le crime sont en fait toujours les mêmes. Ce sont donc ceux qui s'autorisent tout, notamment à nous manquer de respect au mieux, à nous provoquer violemment le plus souvent. Le tout sous les encouragements de plus en plus nourris de la foule.

En nous désignant, à longueur de journée, illégitimes, il est évident que de plus en plus d'idiots prennent ces propos au pied de la lettre. S'opposer à la police était déjà un sport national, ils sont ainsi désormais nombreux à lui trouver en plus des valeurs olympiques. Les médias en (...)

Lire la suite sur LePoint.fr

Quiriny - Pour sauver La Poste, écrivez des lettres d'injures
Les inratables frites aux herbes de Provence de Jean-François Piège
Recevez la newsletter Le Point.fr